Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 22:44
Depuis 18 mois, la politique de Sarkozy repose sur une cohérence ultralibérale. La crise économique et financière jette plus de personnes au chômage et dans la rue. La répression s’accélère contre toutes les revendications, qu’elles concernent les sans-papiers, les lycéens militants, les chômeurs ou plus large encore avec Edvige 2.0. En même temps, les boursicoteurs en profitent et le gouvernement n’a qu’un seul but : faire des économies au mépris de la population pour donner plus aux plus riches. Ces richesses existent et doivent revenir aux travailleurs : dans le public comme dans le privé, nous revendiquons des augmentations de salaires et un partage de l’emploi.


Plus d’école !


Ainsi, dans l’éducation, l’état réduit la masse salariale. La rentrée est à la hauteur des  promesses des réformes : classes surchargées, services partagés, collègues sous pression, relégation de la difficulté scolaire. Le revers pour élèves et parents : la diminution de l’offre de formation à tous les niveaux. Il ne nous faut pas moins d’école mais une école différente, ambitieuse pour tous avec des effectifs et des objectifs différents. Voilà la condition d’une société qui veut se démocratiser et progresser.


Contre cet accompagnement-là !


Pour l’Ecole émancipée, le Snes doit s’opposer à l’accompagnement éducatif car il ne peut résoudre les difficultés scolaires. Leur complexité et leurs origines n’y sont pas prises en compte. Ce dispositif rejette en dehors de la classe le travail avec l’élève. Il renforce les inégalités scolaires et géographiques. Alors que nous exigions le maintien des MI-SE, voilà à quoi le rectorat consacre ses moyens ASSEDU et comment il vide les vies scolaires. C’est avec les parents qu’il faut mener le débat sur l’échec scolaire pour trouver ensemble des solutions.


Passer à la contre-offensive maintenant !


Face à Sarkozy et Darcos, notre réponse doit être à la hauteur des agressions. Pourtant, à cette rentrée, il n’y a eu aucune réponse d’ampleur dans l’éducation. A l’interpro, pas d’appel franc à la grève le 7 octobre. Les confédérations continuent de tergiverser en période d’élections professionnelles alors que nous devrions nous emparer d’un contexte économique et social discréditant Sarkozy.

Pour les heures sup., les collègues ont généralement refusé. Là où une démarche collective de refus s’est organisée, ils ont gagné. Le Snes doit poursuivre les actions dans les établissements et poser la question des emplois et des effectifs. Les postes comme les places aux concours doivent être un préalable à toute discussion, celle du lycée y compris.


Le 19 octobre ne peut rester sans lendemain. Le gouvernement Sarkozy montre sa détermination. Il faut montrer la nôtre. Seule l’ampleur de la mobilisation, en commençant par celle du 19 octobre, peut faire reculer le gouvernement lors de la discussion sur le budget 2009.
« Sarkozy, ça suffit ! » : un plan d'action doit appeler à la grève, à sa reconduction et au blocage de l'institution, avec les usagers.


Pour l’Ecole Emancipée - Poitiers

J. Siaudeau – M. Rossignol

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Par Ecole Emancipée 86 - Publié dans : action
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